Radical Collaboration : mieux travailler ensemble en entreprise
Chez Lökki, on aime beaucoup parler de fermentation. Étonnant, non ?
Mais il n’y a pas que nos kombuchas, kéfirs et ginger beers que l’on cherche à faire évoluer. Notre manière de travailler ensemble demande elle aussi du temps, de l’attention et quelques ajustements.

Parce qu’on peut partager des valeurs, avoir envie de bien faire, apprécier ses collègues… et malgré tout parfois ne pas se comprendre. Avoir du mal à exprimer un désaccord. Laisser une tension s’installer. Ou tout simplement ne pas avoir les mêmes besoins et les mêmes manières de fonctionner.
Alors, lors d’un team building, on a décidé de mettre les mains dans un autre type de culture : la culture de la collaboration.
Accompagnés par Lily Gros et Benjamin Rolland, nous avons découvert la Radical Collaboration, une approche qui propose des outils concrets pour construire des relations de travail plus saines, mieux comprendre ce qui se joue dans nos interactions et continuer à coopérer, même lorsque tout n’est pas fluide.

Lily Gros et Benjamin Rolland
Collaborer, ce n’est pas seulement bien s’entendre
Quand on parle de collaboration, on imagine facilement une équipe soudée, où tout le monde s’écoute, partage ses idées et avance joyeusement dans la même direction.
Dans la vraie vie, c’est évidemment un peu plus compliqué…
Collaborer, c’est aussi réussir à traverser les désaccords. Dire quand quelque chose ne nous convient pas. Écouter les besoins de l’autre sans oublier les siens. Comprendre que derrière un comportement qui nous agace peut parfois se cacher une intention que l’on n’avait pas perçue.
Et surtout, accepter que nous ne fonctionnons pas tous de la même manière.
C’est justement tout l’intérêt de la Radical Collaboration : ne pas chercher à supprimer les tensions à tout prix, mais apprendre à mieux les comprendre et à les traverser.
Apprendre à repérer quand ça commence à coincer
Pendant la formation, nous avons notamment travaillé sur nos mécanismes de défense.
Car lorsqu’une discussion devient inconfortable, nous ne réagissons pas tous de la même façon. Certain·es vont vouloir convaincre davantage, d’autres se fermer, éviter la discussion ou au contraire monter rapidement en intensité.

C’est ce que la Radical Collaboration nous a notamment appris à observer avec les notions de zone verte, rose ou encore rouge.
En zone verte, on est suffisamment en confiance pour écouter, échanger, être curieux de ce que l’autre a à dire et chercher ensemble une solution.
En zone rouge, nos mécanismes de défense prennent davantage de place. On interprète plus vite. On écoute moins. On peut chercher à avoir raison, se braquer, fuir la discussion…
Bref, pas exactement les conditions idéales pour résoudre un problème. 😬
Apprendre à reconnaître ces signaux, chez soi comme dans une relation, permet déjà de changer beaucoup de choses. Parfois, la meilleure chose à faire n’est pas de poursuivre coûte que coûte une conversation, mais de reconnaître que les conditions ne sont plus réunies pour échanger correctement.

Prendre un peu de recul, souffler, puis revenir au sujet autrement peut être beaucoup plus constructif.
Mieux se connaître pour mieux travailler ensemble
Cette formation nous a aussi donné l’occasion de nous poser une question toute simple : qu’est-ce que chacun apporte à notre équipe ?
Lors d’un atelier, nous avons commencé par lister collectivement les qualités qui nous semblaient précieuses pour travailler ensemble : rigueur, enthousiasme, écoute, réactivité, sérieux, créativité…
Puis chacun·e a reçu des qualités à attribuer aux personnes qui les incarnaient particulièrement à ses yeux.

Un exercice tout simple, mais qui fait du bien.
Parce qu’au quotidien, pris dans les projets, les réunions, les mails et les petits imprévus, on ne prend pas toujours le temps de dire aux autres ce qu’ils apportent au collectif.
Mettre des mots sur les forces de chacun·e, c’est aussi prendre conscience de la richesse du groupe. Nous n’avons pas tous les mêmes qualités, et heureusement : c’est justement leur complémentarité qui permet à une équipe de fonctionner.
Pourquoi travailler là-dessus chez Lökki ?
Parce que notre manière de travailler fait partie intégrante de notre projet.
Notre raison d’être est de cultiver les ferments d’un autre monde, en expérimentant à travers nos produits mais aussi nos pratiques d’entreprise un modèle que l’on souhaite plus vertueux.
En tant qu’entreprise à mission, nous nous sommes notamment engagés à expérimenter des modes de management et de gouvernance alternatifs, en impliquant les salarié·es dans les décisions de l’entreprise.
Mais vouloir fonctionner différemment ne suffit pas.
Plus on laisse de place à la discussion, à l’autonomie et à la participation, plus la qualité de nos relations et notre capacité à coopérer deviennent importantes.
Ça implique de savoir exprimer un désaccord. De pouvoir donner et recevoir du feedback. De comprendre que les besoins des autres ne sont pas forcément les nôtres. De savoir poser ses limites. Et de créer suffisamment de confiance pour que chacun·e puisse prendre sa place dans le collectif.
Autrement dit : notre modèle d’entreprise ne repose pas uniquement sur des processus. Il repose aussi sur notre capacité à prendre soin de la manière dont nous travaillons ensemble.
Alors, on est devenus des pros de la collaboration ?
Évidemment que non. 😂
Une formation ne fait pas disparaître les incompréhensions, les tensions ou les mauvaises journées.
Et savoir théoriquement qu’on entre en « zone rouge » ne signifie pas forcément qu’on réussira toujours à en sortir avec l’élégance d’un moine bouddhiste.
Mais aujourd’hui, nous avons davantage de clés pour comprendre ce qui se passe quand une relation se tend. Nous avons aussi des mots communs pour en parler et des outils à tester pour remettre du dialogue là où il commençait à manquer.
Surtout, cette expérience nous a rappelé quelque chose d’essentiel : mieux travailler ensemble n’est jamais vraiment acquis.
Ça s’apprend. Ça se pratique. Ça demande parfois de se remettre en question. Et ça nécessite de créer régulièrement des espaces pour parler non seulement de ce que l’on fait, mais aussi de comment on le fait ensemble.
Finalement, ce team building n’avait pas pour objectif de nous apprendre à être toujours d’accord. Il nous a plutôt appris à essayer de mieux collaborer quand nous ne le sommes pas.
Et chez Lökki, on trouve que c’est déjà un sacré bon début. 💛
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