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Biodiversité : comprendre le vivant pour mieux le protéger

- 26/08/2026

Forêts, prairies, oiseaux, insectes, plantes, micro-organismes… La biodiversité est partout autour de nous. Et pourtant, face à son érosion, on peut vite avoir l’impression que le sujet nous dépasse.

Alors, à notre échelle, que peut-on vraiment faire ?

📸 Alex Jimenez

Chez Lökki, on aime parler de vivant. Forcément, quand on passe nos journées à cultiver des millions de micro-organismes pour faire fermenter nos boissons, ça crée des liens. Mais le vivant ne s’arrête évidemment pas à nos cuves de kombucha.

À l’occasion d’un atelier consacré à la biodiversité organisé par Mathilde au sein de notre équipe, nous avons pris le temps de nous pencher sur le sujet : mieux comprendre ce qui se cache derrière ce mot, questionner notre rapport au vivant et, surtout, identifier des actions simples pour contribuer à sa préservation.

On vous partage ce que l’on en retient ! 🌱

La biodiversité, c’est quoi au juste ?

On associe souvent la biodiversité à la diversité des espèces animales et végétales. Mais elle est en réalité bien plus vaste.

Elle désigne l’ensemble des milieux naturels et des formes de vie (plantes, animaux, champignons, bactéries…) mais également toutes les interactions qui existent entre les organismes vivants et avec leurs milieux de vie : coopération, prédation, symbiose… etc.

Elle s’observe ainsi à plusieurs niveaux :

  • la diversité des écosystèmes : forêts, océans, prairies, zones humides…
  • la diversité des espèces : animales, végétales, fongiques, bactériennes…
  • la diversité génétique au sein d’une même espèce.

Autrement dit, la biodiversité n’est pas seulement une addition d’espèces. C’est un gigantesque réseau d’interdépendances dont nous faisons, nous aussi, partie.

Et c’est peut-être la première chose à garder en tête : nous ne vivons pas à côté de la nature, mais au sein du vivant !

Pourquoi est-il important de protéger la biodiversité ?

La biodiversité n’est pas seulement précieuse pour la beauté et la richesse du monde vivant. Nos sociétés et nos activités dépendent directement du bon fonctionnement des écosystèmes : pollinisation, fertilité des sols, qualité de l’eau, régulation du climat…

Chaque espèce évolue au sein d’un ensemble d’interactions parfois invisibles, mais essentielles à l’équilibre des milieux naturels.

📸 Asim Ali Shah

Protéger la biodiversité, c’est donc préserver les espèces et leurs habitats, mais aussi prendre soin des équilibres dont nous dépendons nous-mêmes.

Et face à un enjeu aussi vaste, une question revient forcément : comment agir pour la biodiversité à notre échelle ?

Face à l’effondrement du vivant, comment agir ?

L’érosion de la biodiversité est un phénomène global, dont les causes sont multiples. Face à son ampleur, nos actions individuelles peuvent parfois sembler dérisoires.

Pourtant, il existe de nombreuses manières de rendre nos espaces plus accueillants pour le vivant et de modifier certaines de nos habitudes.

La LPO a notamment regroupé 15 gestes simples pour protéger la biodiversité, applicables dans nos jardins et espaces extérieurs.

Pas besoin de transformer son jardin en réserve naturelle du jour au lendemain. Certaines actions sont particulièrement simples à mettre en place !

📸 Kerstin Tossmann

Au jardin… mais aussi sur son balcon 🌿

Un jardin parfaitement tondu et impeccablement « nettoyé » n’est pas nécessairement le meilleur allié de la biodiversité. Laisser un peu de place au désordre peut au contraire offrir de précieux refuges à de nombreuses espèces.

Quelques gestes peuvent faire la différence :

  • tondre moins souvent et laisser certaines zones pousser librement ;
  • conserver des branchages et du bois mort, plutôt que de tout retirer ;
  • créer des passages dans les clôtures pour permettre notamment aux hérissons de circuler ;
  • éviter les produits chimiques nocifs comme certains désherbants, pesticides, engrais ou produits anti-limaces ;
  • planter des espèces favorables aux pollinisateurs et autres (les oiseaux aussi sont friands de petites baies), comme la bourrache, le lierre grimpant, la lavande ou encore le sureau ;
  • favoriser les ressources alimentaires naturelles et installer des nichoirs adaptés ;
  • créer une petite mare, lorsque l’espace le permet ;
  • limiter la pollution lumineuse et sonore, qui perturbe de nombreuses espèces.

Pour aller plus loin, vous pouvez retrouver ici : les conseils proposés par la LPO.

Même sur un balcon ou un petit espace extérieur, certaines de ces actions peuvent être mises en œuvre. Quelques plantes bien choisies et un environnement moins artificialisé constituent déjà un petit coup de pouce.

En période de forte chaleur : un peu d’eau peut faire beaucoup 💧

Lorsque les températures grimpent, la faune sauvage doit elle aussi trouver des moyens de s’hydrater.

Un geste particulièrement simple consiste à mettre à disposition un point d’eau à l’ombre.

📸 Amani Abed

On choisit un récipient peu profond, que l’on remplit d’eau et que l’on sécurise afin d’éviter qu’il ne devienne un piège pour les petits animaux. L’eau doit également être renouvelée régulièrement.

La LPO partage plusieurs recommandations pour aider la faune sauvage pendant les épisodes de canicule.

Un geste qui demande peu de temps et qui peut devenir précieux pendant les périodes de fortes chaleurs.

Cohabiter avec la faune sauvage plutôt que chercher à la contrôler

Protéger la biodiversité, c’est aussi réfléchir à notre comportement lorsque nous croisons d’autres espèces.

Nos animaux domestiques, par exemple, interagissent eux aussi avec la faune locale.

Le chat domestique conserve notamment un fort instinct de chasse, même lorsqu’il est nourri. La LPO propose à ce sujet plusieurs pistes permettant de limiter la prédation des chats domestiques et de mieux protéger la petite faune sauvage.

Promener son chien en laisse et respecter les zones de tranquillité permet également de limiter le dérangement de la faune.

📸 Cora Pursley

Et puis, il y a les animaux que l’on apprécie moins.

Serpents, lézards, souris, insectes… certaines rencontres peuvent provoquer de l’inquiétude. Pourtant, lorsqu’il n’y a pas de danger immédiat, il est souvent préférable de garder ses distances et de laisser l’animal poursuivre son chemin plutôt que d’intervenir.

Partager un territoire avec le vivant, c’est aussi accepter que toutes les espèces qui nous entourent ne correspondent pas forcément à notre vision d’une nature « jolie » ou confortable.

Que faire si l’on trouve un animal sauvage en détresse ?

Le premier réflexe est souvent de vouloir intervenir immédiatement. Pourtant, une intervention mal adaptée peut parfois aggraver la situation.

Avant toute chose, observez l’animal et renseignez-vous sur les recommandations correspondant à son espèce. La LPO PACA met à disposition des fiches conseils dédiées aux animaux sauvages en détresse.

Un jeune animal trouvé seul, par exemple, n’est pas systématiquement abandonné ou en danger. Il est donc important de vérifier la conduite à tenir avant de le déplacer.

📸 Livia Almeida

Si l’animal se trouve réellement en danger et qu’une intervention est nécessaire, évitez de le manipuler à mains nues. Selon les recommandations de la LPO, il peut être nécessaire de le recouvrir délicatement d’un tissu puis de le placer dans un carton adapté, au calme, en prenant garde aux becs, serres, griffes ou autres mécanismes de défense.

Surtout, ne tentez pas de le soigner, de le nourrir ou de l’hydrater sans avoir reçu les recommandations adaptées.

Vous pouvez consulter le guide de la LPO PACA pour secourir un animal sauvage en détresse.

En cas de doute, si tu habites dans le Vaucluse, la meilleure solution reste de contacter le Centre régional de sauvegarde de la faune sauvage de la LPO PACA, situé à Buoux, qui pourra t’indiquer la marche à suivre. Si tu vis ailleurs en France, d’autres centres de sauvegarde de la faune sauvage existent près de chez toi.

Le bon geste n’est donc pas toujours d’agir soi-même : parfois, c’est de savoir vers qui se tourner.

S’informer, c’est déjà commencer à protéger

On protège plus facilement ce que l’on connaît.

Films, livres, magazines, jeux, sorties nature… Il existe une multitude de façons de découvrir les écosystèmes et les espèces qui nous entourent sans avoir l’impression de retourner sur les bancs de l’école.

Parmi les ressources partagées pendant notre atelier, on retrouve notamment :

À regarder 🎬

À lire 📚

À feuilleter 📰

À jouer 🎲

Et pour quitter un peu les livres et aller observer le vivant sur le terrain, la LPO propose également un Agenda nature qui rassemble des sorties, rencontres, ateliers et activités organisés partout en France.

Agir collectivement, près de chez soi

Les actions individuelles comptent, mais protéger le vivant est évidemment une démarche collective.

Partout en France, des associations travaillent quotidiennement à la protection des espèces et des milieux naturels, à la sensibilisation ou à l’éducation à l’environnement.

Et parfois, elles sont juste à côté de chez nous.

Autour de nous, de nombreuses structures agissent au quotidien pour protéger la biodiversité et la faune sauvage. Parmi elles : France Nature Environnement Vaucluse et les Chiroptères de Provence.

Grâce à notre recette solidaire, nous avons également eu la chance de soutenir plusieurs associations : Les Animaux et Marino, la LPO Provence-Alpes-Côte d’Azur, la SNPN (Réserve naturelle nationale de Camargue) et la Maison des Chats.

Pour en savoir plus sur notre contribution et les projets soutenus, clique ici !

Les soutenir, participer à leurs événements, devenir bénévole ou simplement relayer leurs actions permet de contribuer à son échelle.

Faire entendre sa voix pour le vivant

Agir pour la biodiversité peut également passer par notre participation au débat public.

Consultations publiques, mobilisations citoyennes, pétitions… certains dispositifs permettent de faire entendre sa voix lorsque des décisions susceptibles d’avoir un impact sur les espèces ou leurs habitats sont discutées.

👉 Découvrir les actions et mobilisations de la LPO autour des espèces classées ESOD

Ces mobilisations évoluant dans le temps, le plus utile reste de suivre les associations de protection de la biodiversité pour connaître les consultations et pétitions en cours.

Car préserver le vivant passe aussi par les choix collectifs et les règles que nous décidons de mettre en place.

Protéger la biodiversité ne repose pas uniquement sur une succession de « bons gestes ». C’est aussi apprendre à regarder différemment ce qui nous entoure : accepter un jardin un peu plus sauvage, comprendre l’utilité d’une espèce que l’on connaît mal, observer avant d’intervenir, laisser davantage de place à ce qui n’est pas nous.

Et si la première étape pour prendre soin du vivant était, tout simplement, de se rappeler que nous en faisons partie ? 🌱

Quand on aime, on partage !
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