Les banques éthiques : Le choix de Lökki depuis sa création

Chez Lökki, on a depuis le début de l’aventure décidé de ne travailler qu’avec des banques éthiques. Qu’est-ce qu’une banque éthique, pourquoi avons-nous fait ce choix et où avons-nous fait nos demandes de crédit, on vous dit tout dans cet article !

Pourquoi choisir une banque éthique ?

Parmi nos choix d’entrepreneurs engagés, l’origine de l’argent que nous allions emprunter et l’endroit où nous allions déposer nos revenus a été fondamentaux. En effet nous sommes des enfants de la génération Y. La crise de 2008 n’est pas passée inaperçue dans nos parcours d’étudiants et de jeunes actifs. Depuis nous prêtons une attention toute particulière aux multiples scandales financiers qui ont mis en lumière le nécessaire réalignement des métiers de la finance sur leur utilité sociale. 

En se renseignant un peu, nous sommes tombés sur le « Guide éco-citoyen » qui fait le point sur les banques françaises et les impacts de leurs activités sur le climat. Cette étude comparative de l’ONG Les amis de la terre explique le fonctionnement des banques françaises, leurs rôles et les impacts de leurs activités sur le climat. Ce guide nous a aiguillés sur notre choix de banque et nous a rassurés sur le fait que notre argent n’allait pas contribuer aux dérèglements climatiques (entre autres).

Notre première banque : le Crédit Coopératif

En France, le Crédit coopératif est la première banque de financement de l’économie sociale et solidaire (ESS). Le Groupe Crédit Coopératif est né du regroupement de la banque des SCOP et de la Banque coopérative des associations ouvrières en 1969.

En 2015, quand nous nous sommes lancés, nous avons fait le pari de ne présenter notre projet qu’au Crédit Coopératif. Heureusement, notre conseiller a cru en notre projet ! Autrement nous aurions été bien embêtés car nous n’avions pas fait d’autre demande de rdv !

Notre deuxième banque : la Nef

La Nef (dont l’acronyme signifie « Nouvelle économie fraternelle ») a d’abord été créée sous forme associative en 1978. Elle s’inspirait d’autres banques éthiques européennes déjà existantes (GLS Bank et Triodos). La loi bancaire contraint ensuite l’association à poursuivre ses activités de prêt sous une autre forme juridique. Suite à quoi, à l’initiative de 650 coopérateurs, La Nef est créée en 1988. Depuis avril 2015, elle est autorisée à ouvrir des livrets d’épargne et des comptes à vue pour les clients professionnels (c’est notre cas !).

En 2018, c’est la NEF qui a financé notre plus grand investissement qui est notre ligne d’embouteillage.

Pourquoi ces banques sont dites éthiques ?

Les critères de différenciation des banques éthiques ne résident pas dans leur offre, qui est proche de celle des banques de détail traditionnelles. La différence porte davantage sur la place prédominante donnée à la responsabilité sociétale et à la solidarité dans l’exercice de leur activité d’intermédiation bancaire. 

Une banque éthique offre à chacun de ses épargnants la possibilité de savoir où va son argent, comment il est utilisé, et entre autres quelles sortes d’investissements il permet de financer. Pour elles, la rentabilité financière n’est pas une fin en soi, mais une manière d’atteindre un objectif plus large d’« impact positif dans la collecte et l’utilisation de l’argent ».

Inconcevable donc pour la Nef ou le Crédit coopératif de participer directement au financement de projets d’extraction de charbon ou à la spéculation sur les matières premières dans le monde.

Avec un fonctionnement réellement démocratique et des financements socialement utiles, la Nef et le Crédit coopératif contribuent à modifier le paysage bancaire hexagonal.

Les limites de ces banques éthiques (car oui, il y en a)

La Nef est partenaire du Crédit coopératif. Ce partenariat lui permet d’assurer certaines de ses missions bancaires.

Et le groupe BPCE (Banque populaire / Caisse d’épargne) est l’organe central du Crédit coopératif. C’est-à-dire qu’il le représente auprès des pouvoirs publics et garantit sa solvabilité.

Bien que les accords qui relient tout ce petit monde soient assortis de garanties d’autonomie, il n’en demeure pas moins que BPCE exerce un contrôle sur le Crédit coopératif et, indirectement, une influence sur la Nef.

Vous voilà prévenus : les banques éthiques « officielles » sont en partie dépendantes des grosses banques classiques… Vous ne vous affranchirez pas vraiment du système en y transférant votre argent.

En revanche, vous pourrez encourager avec votre épargne des projets plus éthiques, écologiques et solidaires !

Alors si comme nous vous voulez soutenir un financement plus éthique de l’économie, cliquez-ici pour ouvrir un livret d’épargne à la NEF.

Et pour aller plus loin dans la compréhension des banques alternatives, vous pouvez lire cet article.

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Et si on apprenait à manger en pleine conscience ?

Aujourd’hui on avait envie de vous parler de la pleine conscience. Vous connaissez ? On l’appelle aussi parfois mindfulness. Parce que pour beaucoup d’entre nous, notre life motto est devenu « je n’ai pas le temps ». Nul besoin de rappeler à quel point notre-société-va-toujours-plus-vite-blablabla. Or le problème ce n’est pas que l’on a pas le temps, c’est que l’on ne le prend pas! On est de plus en plus en pilote automatique, sans même nous en rendre compte ! Et ce, même pendant les repas… 

Qu’est-ce que la pleine conscience ?

C’est une méthode qui permet de s’ancrer dans l’instant, de le vivre pleinement, aussi simple soit-il.  Grâce à différentes techniques, on entraîne l’esprit à se libérer du flot de pensées pour se concentrer sur le moment présent plus longtemps et plus profondément. La pleine conscience,on en a tous un peu fait, le plus souvent de manière furtive. Quelques secondes, ou quelques minutes tout au plus, lorsque nous sommes à la fois concentrés et relaxés: en observant un feu de cheminée, en écoutant l’eau qui coule ou pendant une promenade en pleine nature par exemple. 

Dans le bouddhisme, la pleine conscience joue un rôle essentiel car elle est  considérée comme un facteur déterminant pour la libération  (Bodhi ou éveil spirituel). Rien que ça !

 

Pourquoi pratiquer la pleine conscience ?

Les bienfaits sont tels que la pleine conscience est de plus en plus utilisée de façon clinique pour soigner des maladies mentales, et notamment celles liées au stress ou à la dépression. Mais de manière générale, tous ceux qui la pratiquent ressentent un calme mental, une bonne concentration, plus de joie et un meilleur contrôle des émotions, pendant une méditation, mais aussi dans leur vie quotidienne. 

Dans le cadre de l’alimentation et de la nutrition, elle est aujourd’hui utilisée pour combattre les troubles du comportement alimentaire, le surpoids, et bien d’autres choses… Et bonne nouvelle pour les novices, pour débuter, on peut s’entraîner par le jeu ! Alors qu’est ce qu’on attend pour se lancer ?!!

Le jeu « se nourrir en conscience » pour se lancer 

Chez Lökki, nous pensons que l’alimentation est au centre de nos vies et à la base d’une bonne santé.  Pourtant, n’avez-vous jamais boulotté quelque chose à la hâte devant la télé, ou face à votre smartphone ? Voire même mangé beaucoup plus que ce dont vous aviez besoin, simplement parce que vous n’avez pas écouté votre corps qui vous envoyait des signaux de satiété !

Face à ce constat, notre amie Ariane Roques, chef indépendante et nomade en cuisine 100% végétale, naturopathe et auteure a créé le jeu « Se nourrir en conscience – Des cartes à manger, aimer, ressentir, méditer » paru aux Editions Le Souffle d’Or et imprimé en France, s’il vous plaît !

 

Pourquoi Lökki aime follement ce jeu et vous le recommande ?

Parce qu’il est merveilleusement bien fait pour pratiquer tout en s’amusant! Le coffret de 40  cartes 

accompagné d’un livret explicatif nous invite à découvrir la pleine conscience dans le cadre de l’alimentation. Par exemple, manger avec sa main non dominante. Ou manger avec les mains. Ou même manger les yeux bandés ! Au-delà de l’aspect très ludique de ces exercices, le but est de porter toute notre attention sur ce que nous faisons lorsque nous mangeons.

On y trouve aussi de jolies recettes proposées par Valérie Cupillard et des invitations à des pratiques alimentaires ou conseils de préparation qui sortent un peu de nos sentiers battus. D’autres nous connectent à la Terre et à notre intérieur, et nous poussent à nous poser des questions judicieuses (qui a faim en moi ? est-ce que j’attends d’avoir soif pour boire/faim pour manger ?). Bref, ce jeu incite à la bienveillance envers nous-mêmes, et à prendre soin de nous, seul ou accompagné, pour les petits comme pour les grands.

Boire une couleur avec les bulles Lökki

CREDIT PHOTO DAVID JAPY

Aujourd’hui nous avons tiré la carte « Manger une couleur ». Faisons l’exercice avec notre kombucha Hibiscus et Baie de Timur à la belle couleur rouge ! 

Voici un extrait de la carte :

« Fermez les yeux et visualisez-la. Laissez cette couleur vous emplir. Imaginez que votre corps se colore délicieusement de cette couleur comme une caresse. Elle circule amoureusement à l’intérieur de vous, depuis vos orteils jusqu’au sommet de votre crâne, colorant chaque partie de votre corps, chaque organe…

Sentez vibrer votre corps. respirez votre couleur dedans… et expirez délicatement l’air coloré. » 

 

 

Pour aller plus loin :

  • la page facebook du jeu se nourrir en conscience 
  • Le lien du jeu aux éditions Le Souffle d’Or

 

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Notre microbiote intestinal : pourquoi et comment le chouchouter ?

illustration by mathilde-gay.com

 Comme le décrit si brillamment Giulia Enders dans son livre désormais best-seller « Le charme discret de l’intestin », nous sommes habités. Oui tout à fait ! Et pas par n’importe qui, s’il vous plaît ! Nous hébergeons dans notre intestin environ 100 billions de bactéries. Cela représente en moyenne 2 kg sur le poids total d’un adulte. Aujourd’hui, certains scientifiques estiment que le microbiote intestinal peut être considéré comme un organe à part entière. Alors autant en prendre soin !

Le microbiote intestinal, qu’est-ce que c’est ?

On appelle flore intestinale, ou microbiote, tous ces micro-organismes qui peuplent notre tube digestif. Cette flore intestinale agit donc comme une barrière dans nos intestins et nous protège des agressions extérieures. Des recherches scientifiques récentes ont même prouvé qu’un intestin en bonne santé a non seulement une influence sur notre système immunitaire mais aussi sur notre santé mentale. D’où le terme de deuxième cerveau qui est de plus en plus employé pour parler du ventre et plus exactement de l’intestin, qui échangerait directement avec le cerveau sur des sujets top secret et de grande influence sur notre subconscient… passionnant !

Le saviez-vous ?

À l’époque, on ne connaissait pas encore bien les bactéries alors on les classait dans le règne végétal, d’où le nom de « flore intestinale ». Le terme de flore n’est donc pas tout à fait correct mais il nous permet de bien visualiser ce dont il est question. Pour être exact d’un point de vue scientifique on devrait parler de microbiote, du grec : « petit « et « vie » pour désigner la population de microbes qui nous habite.

Quelles sont les dernières découvertes scientifiques à son sujet ?

Même s’il reste encore beaucoup à découvrir sur le microbiote, voici ce qui a été démontré à ce jour :

illustration « le ventre le deuxième cerveau » by mathilde-guy.com

Immunité et défense naturelle : l’intestin est vulnérable car il peut être directement exposé à des pathogènes venus de l’extérieur. Par un effet barrière, le microbiote protège les cellules de l’intestin des micro-organismes dangereux (pathogènes, donc) qui ont pu être ingérés. Il est aussi en constante communication avec le système immunitaire. Cela lui permet de lutter rapidement et efficacement contre les risques d’agression extérieure.

Un lien entre le microbiote et certaines pathologies :

En comparant les microbiotes d’individus sains et malades, des liens entre certaines « signatures bactériennes » et certaines maladies ont été établis. Ainsi certaines pathologies pourraient être liées à un déséquilibre microbien: maladie de Crohn, troubles hépatiques, diabète, cholestérol, troubles du comportement alimentaire et même certains cancers… En outre, cela fait maintenant plusieurs années que l’on évoque le rôle du microbiote dans le stockage des graisses et l’obésité. La greffe d’un microbiote de souris obèse chez une souris mince peut faire gagner du poids à celle-ci et inversement. Ces études soulèvent donc de nombreux espoirs concernant de nouvelles voies thérapeutiques par la régulation du microbiote. Mais la façon dont ces mécanismes fonctionnent reste encore assez floue. Il faudra attendre des résultats plus solides avant d’espérer la mise en place de traitements alternatifs.

L’intestin, notre « deuxième cerveau » :

Notre tube digestif est très largement relié au cerveau grâce à plus de 200 millions de neurones. Cet axe cerveau-intestin fonctionne dans les deux sens. Les informations en provenance du cerveau impactent les conditions de vie du microbiote dans l’intestin.

Mais les micro-organismes présents dans notre intestin sont également capables d’influencer notre cerveau et donc notre comportement ou nos humeurs.  Par exemple, il a été montré que le microbiote peut induire la production de sérotonine, neurotransmetteur qui régule le sentiment de bonheur.  Dans plusieurs études, des liens ont été établis entre le microbiote et des maladies neurologiques et psychiques telles que l’autisme, la dépression ou la schizophrénie. Ces pathologies restent cependant difficiles à expliquer car les causes sont souvent multiples et complexes.

Comment prendre soin de son microbiote ?

En consommant chaque jour de petites quantités d’aliments fermentés, nous aidons notre microbiote. Nous lui apportons d’autres populations de micro-organismes qui vont l’enrichir. Les aliments fermentés nous aident à maintenir la proportion adéquate de bonnes bactéries. Elles nous défendront en cas de pathogène opportuniste tentant de coloniser l’un de nos organes.

Il est important de comprendre que les micro-organismes apportés par notre alimentation ne vont pas forcément s’installer de manière définitive dans l’intestin. Aujourd’hui, les probiotiques fonctionnent surtout comme une cure de soins. Après une prise d’antibiotiques, mieux vaut ne pas laisser au hasard la place devenue vacante dans notre intestin. Les probiotiques aident l’intestin à retrouver son équilibre une fois les véritables dangers éliminés. Quand on cesse de les prendre, c’est au tour de la flore intestinale d’assurer.

Nul besoin d’avaler des gélules pour apporter à son corps des probiotiques. En consommant vivants, des légumes lactofermentés, des boissons fermentées (kombucha, kéfir…), du yaourt, de la choucroute ou de la bière (le tout non pasteurisés surtout!), nous avalons tout naturellement ces micro-organismes bénéfiques.

Illustration « produits fermentés versus pasteurisés » mathilde-guy.com

Une alimentation variée (un peu de fermentée mais pas que)

Les aliments fermentés sont une mine de bienfaits pour la santé. Ils agissent mieux quand ils sont consommés fréquemment et en petite quantité. Il ne faut donc pas tomber dans l’excès. Privilégiez plutôt une alimentation variée et équilibrée, comportant des aliments crus, cuits et fermentés (une petite touche par jour suffit).

Illustration mathilde-gay.com

Cet article est un extrait simplifié de notre livre « Kéfir, kombucha & cie – faire ses sodas naturels » sorti aux éditions Marabout :

Dans ce livre, on vous présente tout plein de recettes de boissons fermentées à faire à la maison et à consommer au quotidien ! Alors, si vous souhaitez en savoir plus et prendre soin de votre microbiote directement à la maison, retrouvez-le dans toutes les librairies francophones et en ligne.

Pour aller plus loin :

Voilà qui fait déjà beaucoup d’informations, mais pour les plus curieux d’entre vous qui en voudraient encore plus, voici un documentaire arte sur le sujet, qui dure 54 minutes cette fois-ci ! 

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Comment faire son Kombucha maison ?

Vous voulez faire votre propre kombucha maison ?

Allez, go, Lökki vous guide ! Voici nos conseils pour préparer 1 litre de Kombucha chez soi.

Le matériel : il vous faudra 

  • 1 pot en verre (3 litres environ) pour fermentation. 
  • Quelques bouteilles propres pour embouteiller votre breuvage (bouteilles LÖKKI, bouteilles de limonade ou bière avec un bouchon « flip-top »)
  • 1 cuillère inox ou bois
  • 1 tissu à placer sur votre pot qui laisse passer l’air mais qui bloque les poussières
  • élastique
  • 1 filtre ou passoire fine
  • 1 espace ambiant (de préférence entre 24 et 27°c) à l’abris de la lumière

 

Matériel pour débuter votre kombucha maison
Matériel pour débuter votre kombucha maison

Les ingrédients pour 1 litre de Kombucha maison

  • 1 souche de Kombucha (la culture qui ressemble à une galette blanche communément appelée la mère de Kombucha)
  • 20 cl de kombucha déjà fermenté (idéalement une bouteille de Lökki thé vert/thé pu’erh)
  • 7/8 grammes environ de thé noir, vert ou blanc (allez faire un tour chez Jardins de Gaïa, ils ont une super gamme très variée que vous pouvez aussi retrouver dans les magasins Biocoop).
  • 70/80 grammes de sucre de canne bio
  • Eau (de qualité si possible : filtrée, de source, etc…)

Démarrer une culture : 2 solutions s’offrent à vous

  1. Vous êtes pressés de commencer à réaliser vous-même votre breuvage ? Ça se comprend ! Il vous faut alors une mère de Kombucha déjà bien solide pour vous lancer. Vous pouvez vous en procurer une auprès de votre entourage ou sur des forums en ligne. Si vous ne trouvez pas, nous nous proposons de vous en préparer une. Rendez-vous sur notre boutique en ligne pour passer commande. 
  2. Vous avez du temps ? Vous pouvez démarrer une souche avec une bouteille LÖKKI kombucha. On vous conseille notre recette thé vert/thé pu’erh qui garantira une bonne croissance de la symbiote (c’est la nôtre, on la connaît). Pour cela, il suffit de vider le contenu de la bouteille dans un pot en verre (un autre que celui que vous utiliserez pour le Kombucha) et laisser fermenter en ambiant (mais couvert d’un linge fin). Attendez 4/5 semaines jusqu’à ce qu’une mère se forme en surface du liquide. Attendez qu’elle fasse un petit centimètre d’épaisseur. Voilà, votre démarreur est prêt à l’utilisation !

La fermentation du Kombucha : mode d’emploi

  • Faites bouillir 1 litre d’eau dans une casserole, couper le feu quand l’eau boue
  • Infusez le thé dans l’eau chaude pendant 5 minutes
  • Versez le sucre dans le thé encore chaud et mélanger bien jusqu’à dissolution
  • Transférez le mélange dans votre pot en verre vide tout en filtrant
  • Laisser refroidir (assurez-vous que le mélange ne dépasse pas les 30°c sous risque de brûler votre culture)
  • Déposez la culture de Kombucha (mère et démarreur)
  • Couvrez votre pot avec le linge et fixez le à l’aide d’un élastique
  • Entreposez-le à l’abri de la lumière, et laisser fermenter 7 à 14 jours.
  • Le kombucha adore la musique et a besoin d’amour, n’hésitez pas à lui chanter des chansons de temps à autre.

 

 La récolte et la mise en bouteille du Kombucha

  • Goûtez votre Kombucha en cours de fermentation à l’aide d’une paille. Lorsqu’il commence à développer une saveur vinaigrée, il est prêt. A vous de choisir quand il vous plait : plus il sera vinaigré plus il sera médicinal, plus il sera sucré plus il sera accessible.
  • Quand c’est bon pour vous, sortez la culture avec soin et placez-la dans une assiette propre avec un fond de vinaigre. Réservez pour votre prochaine brassée.
  • Transférez votre boisson dans vos bouteilles en verre (à l’aide d’un entonnoir et d’un filtre si vous voulez enlever les sédiments).
  • Vous pouvez consommer directement ou bien laisser fermenter en bouteille (appelé 2ème fermentation) à température ambiante 2 jours pour renforcer naturellement le pétillement. Vous pouvez ajouter un petit morceau de gingembre pour relever le goût. Si vous souhaitez aromatiser votre Kombucha avec des jus, faites attention à la quantité (la boisson doit rester assez vinaigrée).
  • Gardez toujours 25cl de Kombucha pour votre prochaine brassée (démarreur).
  • Vous n’avez plus qu’à recommencez  !

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Précautions à prendre

  • Attention, si vous observez de la moisissure (verte ou blanche, avec un aspect de velours), votre kombucha est impropre à la consommation. Ce genre de contamination apparaît lorsque le démarreur n’est pas assez acide ou en trop faible quantité. Vous devez absolument jeter votre mère et recommencer à zéro. C’est assez rare, mais soyez vigilants. Prévoyez toujours un peu plus de démarreur bien acide.
  • Pensez à toujours bien couvrir votre kombucha avec un linge. Les mouches à vinaigre sont friandes de Kombucha et rêvent de pouvoir venir y déposer leurs œufs : ne leurs faites pas ce plaisir sous risque de devoir tout jeter et recommencer.
  • Eviter de mettre le kombucha en contact avec tout instrument métallique car les bactéries pourraient alors extraire et accumuler des métaux lourds qui seront intoxiquants. Les bouteilles, les contenants, les tasses doivent tous être en verre, et les cuillères doivent être en bois ou en inox de qualité.
  • La fermentation du kombucha génère des gaz carboniques. Il est très important de ne jamais bouchonner une bouteille ou un contenant en verre si vous n’avez pas la certitude que ceux-ci pourront résister à la pression sans risque d’éclater. Il s’agit d’une mesure de sécurité indispensable. Il est également important de ne pas laisser une bouteille fermée fermenter à température ambiante plus que deux jours, les bouteilles doivent être réfrigérées.

Bon courage dans vos aventures de jeune kombucheur ! Que la bulle soit avec vous et partager vos expériences de kombucha maison sur les réseaux sociaux @lokkikombucha 🙂

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Spiruline et Menthe poivrée : la recette circuit court de Lökki

On aime nos producteurs et on vous en parle !

Aujourd’hui nous vous présentons Julia et Benoit, nos producteurs respectifs de menthe poivrée et de spiruline. C’est grâce à eux qu’on vous propose une belle bouteille bleue au délicieux goût mentholé depuis le début de l’été !

On est très fiers car cette recette de kombucha est non seulement bio & équitable mais aussi solidaire avec ces deux matières premières produites dans deux petits villages de Provence : Barbentane pour la spiruline et la Roque d’Anthéron pour la menthe poivrée.

Alors pourquoi ce choix d’ingrédient et de producteurs, nous vous disons tout dans cet article.

Pourquoi la menthe poivrée ?

La menthe poivrée est de plus en plus utilisée en Europe pour ses puissants bienfaits sur le système digestif et certains problèmes comme le syndrome du l’intestin irritable et les douleurs digestives. Cependant on en oublie l’une de ses capacités premières : son incroyable capacité à rééquilibrer le système nerveux et apporter une vraie fraîcheur à l’esprit.  

Présentation de notre productrice de menthe poivrée

Julia s’est reconvertie dans la culture de plantes médicinales. En décembre 2015, l’idée de créer un jardin germe dans sa tête, ça s’appellera l’herboristerie de Nammu. Elle achète des graines et les mets en semis chez elle. Le temps que ce petit monde commence à pousser, elle trouve le terrain idéal à la Roque d’Anthéron (connu pour son beau festival de piano).

Sauge, bourrache, menthe, thym, romarin, mélisse, verveine, échinacée pourpre, camomille, marjolaine, guimauve, lavande vraie, ortie, valériane, achillé, onagre, sarriette… elle plante, récolte, sèche et émonde à la main. Tout étant 100% bio bien sûr !

      

Son terrain que nous avons visité est un havre de paix. Au cœur de la plaine de la Durance, l’eau est à portée de main grâce à l’irrigation gravitaire. Entourée par des voisins permaculteurs, Julia a même bénéficié de l’aide de la bergère et de ses montons pour tondre et alimenter le sol. Résultat : la 1ère année tout a poussé sauf quelques pertes minimes dues au gel !

Julia a de plus en plus de travail et cherche des bénévoles pour l’aider de temps en temps. Si vous voulez apprendre la cueillette, le repiquage, l’entretien et la récolte d’un jardin en bio c’est l’occasion ! Ses coordonnées : lherboristeriedenammu@gmail.com 06.62.21.03.01

Qu’est-ce que c’est que la spiruline ?

La spiruline est une sorte d’algue microscopique (cyanobactérie pour les experts). Véritable concentré d’énergie, ses propriétés nutritives exceptionnelles font d’elle un partenaire santé privilégié.

Vous ne le savez peut-être pas mais la spiruline est un des aliments les plus complets que l’on puisse trouver dans la nature. Sa composition lui offre plusieurs records notamment celui de la teneur en protéines (60% à 70%). Elle se distingue également par sa teneur en fer présent en grande quantité et présentant une très bonne biodisponibilité. De même, sa richesse en vitamines, antioxydants, acides gras essentiels et oligo-éléments, la place au premier rang des aliments les plus complets.

Nous on aime le combo spiruline / kombucha, car en stimulant le système immunitaire, ce mélange sera un allié précieux notamment pour lutter contre les rhumes d’inter saisons. La spiruline est également particulièrement intéressante pour les sportifs, les végétariens, les personnes en convalescence, les seniors.

Présentation de notre producteur de spiruline

Après des études en écologie aquatique et un emploi d’ingénieur d’étude au Québec, Benoit se passionne pour la spiruline. Il participe à une formation sur sa culture et lance son exploitation début 2010 à Barbentane (13) près de son village natal.

spiruline

La spiruline est cultivée dans des bassins d’eau saumâtre, à laquelle on ajoute des minéraux et des oligo-éléments, afin de reproduire son milieu naturel. Pour se multiplier et faire la photosynthèse, la spiruline a également besoin de lumière et de chaleur. Pour la récolte, l’eau est filtrée de manière à récupérer la « biomasse ». Cette biomasse est ensuite pressée et étalée en fin spaghettis sur des plateaux. Les plateaux sont placés dans le séchoir à basse température tout l’après-midi. Les spaghettis séchés sont alors réduits en brindilles et conditionnés dans des sachets hermétiques.

    

Benoit cultive sa spiruline de manière saisonnière et artisanale. Son engagement qualité : une culture sans pesticides et un séchage à basse température préservant toutes les qualités nutritives et la meilleure qualité possible.

Ses coordonnées : Benoit Ginoux – couleurspiruline@gmail.com – 06 99 87 60 33

http://www.couleurspiruline.com/

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Zoom sur le sucre bio et équitable que Lökki a choisi pour produire son Kombucha

Chez Lökki on fait du mieux qu’on peut pour que nos approvisionnements de matière première se fassent de manière responsable. Nous prenons grand soin à ce que les ingrédients qui composent nos boissons soient de qualité. Mais nous souhaitons aussi que la production de ces denrées ait un impact positif pour ceux qui les produisent et permette la préservation de leur environnement. Dans cet article nous vous présentons nos producteurs de sucre.

D’où vient notre sucre et par qui est-il récolté ?

Le sucre de cannes blond, bio et équitable que nous avons sélectionné pour la production de nos kombuchas, est issu d’une filière de petits producteurs vivant au Paraguay. Ce sucre est produit à 35 kilomètres de Asunción, au cœur du pays. Là bas, les rotations sont respectées, la lutte est intégrée, ils n’utilisent pas de phytosanitaire et ne pratiquent pas de brûlis. Par ailleurs, la sucrière est autosuffisante en énergie grâce à la baga (déchets des cannes) qu’ils réutilisent pour créer de l’électricité. Au central du Paraguay, il pleut souvent, il n’est donc pas nécessaire d’irriguer artificiellement les cultures. La récolte se fait manuellement à 80% et la production de ce sucre est certifiée bio depuis 1999.

Pourquoi avons-nous choisi cette filière ?

Le Paraguay est un pays pauvre et enclavé. En effet, 22% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Du fait d’une histoire coloniale particulière et à une pression agraire récente venue du Brésil, les paysans du pays ont besoin plus que jamais d’être soutenus afin de faire reculer la pauvreté et de lutter contre les pressions foncières.

Durant la récolte du sucre (mai à décembre), la sucrière emploie jusqu’à 280 personnes auxquelles s’ajoutent les 300 coupeurs et les 50 personnes qui transportent les cannes directement à l’usine de transformation. La sucrière est ainsi un des principaux employeurs de la région.

C’est bête mais au quotidien ça donne du sens de brasser et de se dire qu’on aide par la même occasion d’autres êtres humains à vivre décemment de leur activité !

A quoi sert la prime « commerce équitable » que nous reversons ?

Avant, les agriculteurs du département central du Paraguay n’étaient pas organisés et ils fournissaient leurs cannes à sucre aux raffineries de sucre de la région de manière individuelle et à des prix désavantageux.

Depuis 2002, les agriculteurs ont monté une association pour représenter leurs intérêts vis-à-vis de la raffinerie mais aussi auprès des acheteurs étrangers et occidentaux. Leurs objectifs sont de :

  • Sécuriser les revenus des petits producteurs (versus cours fluctuant et instable des marchés financiers)
  • Soutenir les agriculteurs les plus pauvres via des projets d’investissement
  • Investir et mener des programmes (culturels, éducatifs…) 
  • Fournir les soins de base et dentaire pour les familles

 

Très concrètement, au cours des dernières années, les primes équitables auxquelles nous avons participé ont été utilisées pour :

  • embaucher à plein temps un employé agronome et mettre en place un système de contrôle interne
  • opérer 10 membres de la cataracte sans qu’ils aient à en payer les frais
  • acheter quelques tracteurs pour les partager entre fermiers qui en auraient besoin
  • construire un garage afin de pouvoir réparer et entretenir ces nouveaux tracteurs (même en cas de mauvais temps hein, parce comme on vous l’a déjà dit, pour ceux qui suivent, il pleut souvent au cœur du Paraguay).

Lökki soutien cette filière à son niveau, en s’approvisionnant auprès de fournisseurs européens spécialistes de l’importation équitable. 

Pourquoi n’utilisons-nous pas du sucre de betterave pour nos kombuchas ?

Pour être tout à fait transparents avec vous, même si nous sommes fiers et heureux de travailler de manière équitable avec des petits producteurs du Paraguay, il est vrai que nous aurions aussi aimé travailler en solidaire avec des producteurs français. Alors pourquoi n’utilisons-nous pas aussi du sucre de betterave par exemple ? 

Concrètement, la production de sucre bio dans le monde se répartit aujourd’hui comme suit :

  • 90% de sucre de canne (Brésil, Inde, Argentine et Paraguay + un peu dans les DOM TOM)
  • 10% de sucre de betterave (Allemagne, Autriche, et Suisse)

Nous avons récemment participé à une réunion Bio Partenaire pour justement parler de l’émergence de filières régionales de valorisation de la betterave sucre en bio en France. Il s’avère que les producteurs français ont pour l’instant de grandes difficultés à convertir leurs cultures actuelles en agriculture biologique. Les champs sont trop vastes et les agriculteurs n’arrivent pas à obtenir de bons rendements en respectant le cahier des charges de l’agriculture biologique. Seules les petites parcelles arrivent à produire de la betterave bio convenablement.Cependant, les processus industriels existants pour transformer le sucre ne sont pas adaptés au traitement de petits volumes. Bref la filière de sucre de betterave bio française reste encore à bâtir. Des expérimentations sont en cours et nous vous tiendrons bien entendu au courant dans les années à venir !

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